SAÏDA ET LES VOLEURS DE SOLEIL d’Abdellatif LAÂBI

« Il était une fois, dans un pays du bord de la mer des Ténèbres, une petite fille appelée Saïda. Elle n’était ni plus jolie, ni plus maligne, ni plus courageuse que les autres petites filles de son âge. Elle n’avait de particulier qu’une seule chose : elle aimait beaucoup le Soleil de son pays… »
Le pays de Saïda est pauvre. La sècheresse sévit. Le Gouverneur fait venir un Grand Magicien étranger. On va exploiter la seule richesse du pays. On va pomper le soleil et le vendre à ceux qui en manquent. Et Saïda va dépérir. Saïda va mourir. Le sacrifice de Saïda stoppera la machine à pomper le Soleil. Et les enfants du pays réunis au bord de la mer, découvriront dans le ciel au coucher du Soleil, non pas un Soleil comme d’habitude mais deux : le Soleil de tous les jours et à côté de lui, le touchant presque, un tout petit Soleil. Le petit Soleil s’approchant du grand pour se fondre en lui…

 

DISTRIBUTION :
Adaptation théâtrale : Jacqueline Scalabrini
Dispositif scénique et mise en scène : Robert Condamin
Interprétation : Garance Picqué
Musique : Saïd et Ahcène Boubekri

« Saïda est les Voleurs de Soleil » est un conte contemporain fort, poétique et d’une grande actualité. Il nous semble important de partager et de défendre cette belle écriture d’Abdellatif Laâbi et le message porté par ce texte avec le jeune public.

Abdellatif Laâbi est né en 1942, à Fès. Il fonde en 1966 la revue Souffles qui jouera un rôle déterminant dans le renouvellement littéraire et culturel au Maghreb. Son opposition intellectuelle au régime lui vaut d’être emprisonné pendant huit ans. Libéré en 1980, il s’exile en France en 1985. Depuis, il vit (le Maroc au cœur) en banlieue parisienne. Son vécu est la source première d’une œuvre plurielle (poésie, roman, théâtre, essai) sise au confluent des cultures, ancrée dans un humanisme de combat, pétrie d’humour et de tendresse. Par ailleurs, il a traduit en français nombre d’auteurs arabes contemporains dont le poète palestinien Mahmoud Darwich.  A. Laâbi  a obtenu le prix Goncourt de la poésie 2009 et le Grand  prix de la francophonie de l’Académie française en 2011.
Parmi ses dernières œuvres, publiées en majeure partie aux Editions de la Différence : L’étreinte du monde (1993), Le spleen de Casablanca (1996), Les fruits du corps (2003), Œuvre poétique I et II (2006 ; 2010),  Le livre imprévu (2010)  Zone de turbulences (2012). Un autre Maroc (2013), La Saison manquante, suivi de Amour-Jacaranda (2014). Le Principe d’incertitude (2016)
De leur côté, les éditions Gallimard ont publié Le fond de la jarre (Roman,2002 ; collection Folio 2010),  L’arbre à poèmes (anthologie personnelle, Poésie/Gallimard 2016)